Immobilier

Immobilier (Administrateurs de biens, sociétés immobilières, agents immobiliers)

IDCC 3090

La convention

Dernière mise à jour 05/05/2026 — CGT Fédération Commerce et Services

En détails

Cette convention collective s'applique aux entreprises du secteur immobilier exerçant des activités d'administration de biens, de gestion immobilière et d'agences immobilières en France métropolitaine et outre-mer. Elle couvre les administrateurs de biens, les négociateurs immobiliers (VRP ou non), ainsi que tous les salariés des entreprises relevant des codes NAF 68 (activités immobilières), 81.10Z et 55.20Z (résidences de tourisme).

DERNIÈRE MISE À JOUR
La dernière mise à jour de la convention collective date du 9 août 2024 et intègre deux modifications importantes :

  • Avenant n°103 du 13 mars 2024 (JORF 9 août 2024) : Modification des salaires et primes d'ancienneté
    • Revalorisation du salaire minimum brut annuel pour tous les niveaux (E1 à C4)
    • Augmentation de la prime d'ancienneté : passage de 30€ à 32€ tous les 3 ans à partir du 1er juillet 2024
    • Impact direct : amélioration du pouvoir d'achat pour tous les salariés, particulièrement ceux en ancienneté
  • Accord du 14 mai 2024 (JORF 9 août 2024) : Salaires mensuels minima garantis
    • Fixation des nouveaux salaires minima mensuels conventionnels pour chaque classification
    • Salaires minimum VRP immobilier non-cadre confirmé à 1500€ brut mensuel

Ces modifications garantissent une meilleure protection salariale et renforcent la reconnaissance de l'ancienneté dans le secteur immobilier.

Questions / réponses fréquentes

Suis-je concerné par cette convention collective ?

Vous êtes concerné si vous êtes salarié d'une entreprise exerçant : - L'administration et la gestion de biens immobiliers - Les activités d'agences immobilières ou de courtage immobilier - La gestion de copropriétés ou de syndics - L'exploitation de résidences de tourisme - Le nettoyage d'immeubles (code 81.10Z) Pour les négociateurs immobiliers VRP, vous êtes couvert par cette convention (et non par l'accord VRP interprofessionnel du 3 octobre 1975).

Quelle est la durée de ma période d'essai ?

La durée dépend de votre niveau de classification : - E1, E2 : 1 mois (renouvelable 1 mois pour E1, 1 mois pour E2) - E3, AM1, AM2, C1, C2, C3, C4 : 3 mois (renouvelables 3 mois maximum) - Négociateurs non VRP : 3 mois (renouvelables 3 mois) - Négociateurs VRP : 3 mois (non renouvelable) Ces durées s'appliquent aussi en cas de promotion interne.

Ai-je droit à des congés supplémentaires pour ancienneté ?

Non, cette convention ne prévoit pas de jours de congés supplémentaires pour ancienneté. Vous avez droit au minimum légal de 2,5 jours ouvrables par mois (30 jours par an). Cependant, vous bénéficiez d'une prime d'ancienneté supérieure : 32€ tous les 3 ans à partir de 2024.

Combien de jours de congés pour événements familiaux ?

Vous avez droit à : - Mariage ou PACS : 6 jours ouvrables - Naissance ou adoption d'enfant : 3 jours ouvrables - Décès d'enfant : 5 jours ouvrables - Décès du conjoint, partenaire PACS, concubin : 3 jours ouvrables - Décès parent, beau-parent, frère, sœur : 3 jours ouvrables - Annonce d'un handicap chez l'enfant : 2 jours ouvrables Ces durées dépassent les minimums légaux (4 jours mariage, 3 jours naissance). Note : au-delà, c'est la loi qui s'applique (ex: 12 jours pour décès enfant de moins de 25 ans).

Quelle indemnité de licenciement puis-je obtenir ?

Après 8 mois d'ancienneté ininterrompue, vous avez droit à : - 1/4 de mois de salaire par année pour les 10 premières années - 1/3 de mois de salaire par année à partir de la 11e année Cette indemnité s'ajoute à celle prévue par le Code du travail. Elle est calculée sur la base du salaire global brut mensuel acquis à la date du licenciement.

Comment est indemnisée ma maladie ?

Vous percevez 90% de votre salaire brut (acquis à la date de l'arrêt) pendant : - 30 jours après 1 an d'ancienneté - 90 jours après 3 ans - 110 jours après 8 ans - 120 jours après 13 ans - 130 jours après 18 ans - 170 jours après 23 ans - 190 jours après 33 ans La durée débute au 8e jour d'arrêt. En cas d'accident du travail, il n'y a pas de condition d'ancienneté et l'indemnisation débute dès le 1er jour.

Quel est mon préavis en cas de démission ou de licenciement ?

Après la période d'essai, le préavis dépend de votre ancienneté et statut : Jusqu'à moins de 1 an d'ancienneté : 1 mois (employés, ouvriers, agents de maîtrise, négociateurs) / 3 mois (cadres) De 1 à moins de 2 ans : 1 mois (employés, ouvriers, négociateurs non-VRP) / 2 mois (agents de maîtrise, négociateurs VRP) / 3 mois (cadres) À partir de 2 ans : 2 mois (employés, ouvriers, négociateurs non-VRP) / 3 mois (négociateurs VRP, cadres, agents de maîtrise) Lors de votre préavis, vous avez droit à 2 heures par jour pour chercher un emploi, sans réduction de salaire.

Quels sont mes droits en cas de maternité ?

Pendant votre congé maternité : - Votre salaire brut mensuel est maintenu à 100% dans la limite du plafond de la Sécurité sociale - Cette indemnité s'ajoute aux allocations maternité de la Sécurité sociale - Vous bénéficiez de pauses de 15 minutes le matin et 15 minutes l'après-midi si vous êtes enceinte - Le temps des consultations prénatales obligatoires est rémunéré - Vous avez droit à la réintégration et au droit à la résiliation du contrat (maintien ou rupture au choix)

Ai-je une indemnité de départ à la retraite si je quitte l'entreprise à mon initiative ?

Oui, vous avez droit à une indemnité de départ à la retraite calculée au prorata de votre ancienneté : - 5 à 7 ans : 0,60 mois - 7 à 9 ans : 0,80 mois - 9 à 11 ans : 1 mois - 11 à 25 ans : progressivement de 1,20 à 3 mois - 25 à 35 ans : progressivement de 3 à 4,20 mois - Au-delà de 35 ans : 4,50 mois Cette indemnité est très supérieure au minimum légal qui n'en prévoit aucune. Elle est calculée sur votre salaire global brut mensuel acquis à la date de cessation du contrat.

Qu'est-ce que la clause de non-concurrence pour les négociateurs immobiliers ?

Si votre contrat de travail le prévoit, votre employeur peut vous imposer une clause de non-concurrence : - Durée maximum : 2 ans après la rupture du contrat - Compensation financière : 20% de votre salaire brut moyen des 3 derniers mois (versé chaque mois) - Réduction possible : votre employeur peut réduire la durée dans les 15 jours suivant la notification de rupture - Renonciation : l'employeur peut aussi y renoncer complètement (sans compensation) Cette clause doit être écrite et limitée dans le temps et l'espace.

Suis-je obligé de suivre une formation professionnelle ?

Non, mais vous avez des droits importants : - Compte Personnel de Formation (CPF) : 24 heures/an jusqu'à 120 heures cumulées, puis 12 heures/an (maximum 150 heures) - Formations éligibles : diplômes RNCP, certification professionnelle, VAE (validation des acquis), bilan de compétences - Mobilisation sur temps de travail : avec accord de votre employeur (il a 30 jours pour répondre) - Financement : pris en charge par l'OPCO de la branche ou l'entreprise Vous avez aussi droit à un entretien professionnel tous les 2 ans pour discuter de vos perspectives.

Contact

Christian SAFFACHE

Secrétaire Fédéral, Responsable DLAJ

06 74 35 11 57

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