Communiqué de presse
Pour NOCIBÉ, être menacée ne justifie pas un droit de retrait !
Montreuil—Publié le 18/02/2020
La CGT dénonce le refus de NOCIBÉ de reconnaître le droit de retrait suite à l'agression d'une salariée à Roubaix et critique l'insuffisance des mesures de sécurité mises en place.
Les conditions de travail des salarié.e.s de l'enseigne NOCIBÉ continuent de se dégrader. Après les mutations forcées, la direction de la 2ème enseigne nationale de parfumerie, qui fait partie du groupe DOUGLAS, refuse de considérer comme justifié le droit de retrait suite à l'agression d'une de leur salariée.
Non seulement la direction conteste ce droit de retrait, mais elle menace également les salarié.e.s de sanctions s'ils le font valoir.
L'agression s'est déroulée dans un magasin de Roubaix, le 1er février 2020, où une salariée a été agressée par un individu en train de voler.
Si les agressions, les menaces et incivilités sont monnaies courantes dans les enseignes du commerce, la direction du magasin a refusé la demande des employés quant à la mise en place d'agents de sécurité en couverture totale. En effet, l'agent de sécurité du magasin ne travaille actuellement que quelques heures par jour.
Pour se donner bonne conscience, la direction a mis en place un agent de sécurité sur l'amplitude totale de la journée pendant 15 jours seulement. Et après ?
Les élu.e.s CGT et la Fédération CGT Commerce Services dénoncent l'attitude de la direction de NOCIBÉ qui ne respecte pas son devoir de protection et de sécurité de ses employé.e.s et qui, par conséquent, les met en danger. Ils exigent de la direction de prendre les mesures nécessaires pour éviter que ce type de situation ne se reproduise, quelque soit le point de vente.
La responsabilité de NOCIBÉ est de garantir la sécurité de ses salarié.e.s. et ne doit, en aucun cas, faire des économies sur la santé et le dos des salarié.e.s.
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