Échanges n° 456
Juillet 2026

Échanges n° 456
Juillet 2026
Les salariés de la prévention-sécurité exigent enfin une véritable reconnaissance de leur travail. Face au refus patronal de rouvrir les négociations, l’intersyndicale revendique une augmentation générale de 10 % des salaires ainsi qu’une revalorisation des primes et indemnités. La CGT appelle désormais à construire la mobilisation dès la rentrée pour imposer de réelles avancées.
La grande distribution organise l’éclatement des entreprises pour maximiser ses profits. Franchises, locations-gérances et externalisations fragilisent les emplois, les droits collectifs et les capacités de résistance des salariés, tandis que les groupes conservent le contrôle des activités les plus rentables. La CGT revendique un moratoire sur les restructurations, la réouverture des négociations salariales et une réappropriation collective de toute la filière, de la production à la distribution.
Le 54ᵉ congrès confédéral a fixé une feuille de route offensive pour les prochaines luttes. Réunis à Tours, les congressistes ont réaffirmé la nécessité de reconstruire un syndicalisme de classe et de masse, de renforcer la syndicalisation et de combattre l’extrême droite. Marqué par une parité parfaite, une forte présence internationale et l’adoption du cadre commun contre les violences sexistes et sexuelles, ce congrès porte notamment l’exigence d’augmenter les salaires, de les indexer sur l’inflation et de replacer le monde du travail au cœur des décisions.
Les salariés des magasins Leclerc pourraient obtenir le respect de la promesse des « 25 % des bénéfices ». L’avocate générale auprès de la Cour de cassation estime que la charte de l’enseigne doit s’imposer aux sociétés exploitant les magasins, même lorsque seul leur dirigeant a formellement rejoint le mouvement Leclerc. Soutenue par la CGT, cette position pourrait ouvrir la voie à une redistribution effective des bénéfices au profit de l’ensemble des salariés concernés.



