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Monoprix en révolte : les salariés « essentiels » veulent du concret !

Publié le 15/05/2020

Monoprix en révolte : les salariés « essentiels » veulent du concret !

Durant toute la crise sanitaire, les salariés Monoprix ont été au 1er rang. Pour que chacun puisse s'approvisionner dans cette période difficile, nous avons mis notre santé en danger. Mais Monoprix a refusé de verser la prime de 1000 euros ! Leur « prime de la honte » a été distribuée uniquement selon les heures passées en magasin durant le confinement...donc celles et ceux qui ont attrapé le COVID19 ne reçoivent que des miettes ! Presque personne n'a touché les sommes promises par la direction dans tous les médias.

Les employés Monoprix ont pourtant payé le prix cher. Un salarié de Boulogne-Billancourt, contaminé alors qu'il était encore en poste, a passé 14 jours en réanimation sans recevoir la moindre nouvelle de sa direction. Une vendeuse de Parly dans les Yvelines est restée trois semaines en coma artificiel. Des temps de convalescence décomptés de la prime ! Et pendant la crise, Monoprix a fait des chiffres records ! L'enseigne a décidé d'ouvrir des magasins jusqu'à 23H30 en semaine, en « mode autonome », juste avec des caisses automatiques et des vigiles...une belle reconnaissance pour les salariés...qui ne sont pas des robots !

Les travailleurs « essentiels » veulent du concret ! Du côté des salaires ce n'est pas mieux : seulement 5 euros d'augmentation en 2020, à peine de quoi couvrir le taux d'inflation. Pendant ce temps, Jean-Charles Naouri, le principal actionnaire du Groupe Casino, a reçu une prime de 655 000 euros ! Et l'on parle de suppression d'emplois, d'introduction de la polyvalence à tous les étages pour rendre fous les salariés. Cerise sur le gâteau pourri : les remplacements et les embauches sont désormais gelés.

La CGT Monoprix Île-de-France continue la lutte !

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