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JO 2024 : si la flamme brûle le code du travail, on promet l'incendie social

Publié le 01/05/2024

JO 2024 : si la flamme brûle le code du travail, on promet l'incendie social

L'approche des Jeux olympiques 2024 ouvre grandes les vannes aux mesures historiques contre le code du travail. Le gouvernement français en profite pour remettre le temps et revenir à l'esclavagisme. C'est que les JO ont bon dos : les travailleurs des transports et commerces sont malmenés.

Le préfet d'Île-de-France s'appuyant sur la loi du 19 mai 2023, a décidé unilatéralement d'ouvrir, pendant 15 semaines, tous les commerces de dimanche à Paris, à cela s'ajoute le décret du 23 novembre 2023 relatif à la suspension temporaire du repos hebdomadaire, et c'est bien le retour à l'esclavagisme !

Au nom de la crise Covid, on a demandé aux travailleurs du commerce et services de s'exposer au péril de leur vie. Et au nom des JO, on demande à ces mêmes travailleurs d'assurer et de se sacrifier. Ces mêmes travailleurs à qui on avait promis la revalorisation de leurs salaires car « indispensables ».

Si l'État a oublié ses promesses, nous n'oublierons certainement pas tous les travailleurs déçus pour assurer la continuité de service. Et aujourd'hui ce gouvernement, qui n'a rien fait pour revaloriser les salaires de ces travailleurs, met tout en œuvre pour achever à la tâche !

À l'heure où l'augmentation des salaires est l'urgence absolue pour tous ces travailleurs, ce gouvernement répond par des lois et décrets anti-sociaux. Ces attaques contre nos conquis sont d'une extrême violence et d'une extrême gravité : nous refusons catégoriquement d'abandonner nos droits et notre santé au Patronat, Jeux olympiques ou pas !

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